Verger'art

28 janvier 2006

Code des Fondeurs

Publié par vergerard dans A Savoir

LE CODE DES FONDEURS

C’est Didier Landowski qui parle. Il dirige la fonderie Blanchet-Landowski, l’une des plus importantes dans le domaine artistique. Et il est à l’origine du Code déontologique des fonderies d’art qui a été signé le 18 novembre 1993 par les présidents du Syndicat général des fondeurs de France, du Syndicat des sculpteurs, de la Chambre nationale des commissaires-priseurs et du Comité des galeries d’art.

Didier Landowski poursuit: « Il fallait que cessent .les risques de confusion, pour ce qui est des bronzes, entre les œuvres originales, les multiples, les reproductions, les fontes anciennes et modernes… Par ailleurs, il paraissait absurde que persiste ce paradoxe: des bronzes marqués H.C., c’est-à-dire « hors commerce », étaient normalement vendus aux enchères ou dans les galeries… »

Le Code pose cette règle essentielle: « Toute œuvre d’art obtenue par fonderie» doit porter « le millésime de l’année de la fonte (en quatre chiffres). » Ainsi les risques d’équivoque disparaissent-ils puisque les amateurs savent immédiatement s’il s’agit d’une fonte ancienne ou moderne.

Le Code rappelle ensuite que les œuvres originales ne peuvent être tirées qu’à douze exemplaires, dont quatre épreuves d’artiste qui doivent être ainsi numérotées: E.A. I/IV, E.A. II/IV, etc. (la marque H.C. étant réprouvée), et que les reproductions doivent porter « la mention reproduction, suivie du millésime de la fonte en quatre chiffres… »

Quant aux « multiples », leur nombre doit être déterminé par l’artiste, dès la première fonte, et ils doivent être numérotés 1,2,3… sur le nombre retenu (1/200 par exemple).

Ces dispositions sont excellentes. Mais sont-elles appliquées par leurs signataires, à tout le moins?

Il est certain que quelques fondeurs, cédant aux pressions de leurs clients font, de temps à autre, abstraction du Code des fonderies. Mais dans l’ensemble, celui-ci paraît être respecté par les professionnels.

« Bien entendu, reconnaît Didier Landowski, cette précision peut, à l’heure actuelle, faire « tiquer » certains amateurs. Mais dans vingt ou trente ans, la présence de ce millésime rassurera sans aucun doute les collectionneurs. Entre un exemplaire, dont la date de naissance et les circonstances qui ont entouré celle-ci seraient environnées d’un certain brouillard, et une pièce exécutée par un fondeur ayant respecté les directives du « Code », les connaisseurs n’hésiteront vraisemblablement pas. Car dans le second cas, ils seront assurés d’être en présence d’un œuvre authentique… »

François Duret-Robert

Chargé de cours à l’École du Louvre et à l’université Paris- Dauphine

 

 

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